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Son père, Louis Martin, était horloger et sa mère, Zélie-Marie Guérin, dentellière du célèbre point d'Alençon. Tous les deux, de la plus grande piété, faisaient partie de la bourgeoisie aisée d'Alençon. Louis aurait voulu devenir chanoine dans la congrégation des chanoines réguliers du Grand Saint-Bernard (Valais - Suisse), mais son ignorance du latin l’en empêchera. Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, mais on lui avait répondu qu’elle n’avait pas la vocation. Aussi s'était-elle promise, si elle se mariait, de donner si possible tous ses enfants à l'Église. Louis et Zélie-Marie se rencontrèrent en 1858 et se marièrent trois mois plus tard, tout en ayant décidé de vivre comme frère et sœur dans une continence perpétuelle. Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils eurent neuf enfants, mais seules cinq filles : Marie, Pauline, Léonie, Céline et Thérèse, parvinrent à l'âge adulte. Thérèse était la plus jeune ; c'est elle qui devait devenir en religion « Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ». Ses quatre sœurs furent par ailleurs toutes religieuses :
A quatre ans, Thérèse perdit sa mère emportée par un cancer du sein. La famille s’installa alors à Lisieux pour se rapprocher du frère de Zélie, le pharmacien Isidore Guérin. Après l’entrée de sa sœur aînée dans les ordres, Thérèse tomba gravement malade. Elle passa près de la mort mais fut sauvée, selon elle, par l’apparition de la Vierge qui vint lui sourire. Son éducation est l’œuvre des bénédictines de Lisieux. Quelques années après, à l'âge de 15 ans, elle devint enfin carmélite, après avoir vainement essayé d'obtenir plus tôt une dérogation de Léon XIII qu’elle avait sollicitée directement lors d'un voyage familial à Rome. Six ans plus tard, en 1896, elle fut atteinte de la tuberculose qui devait l'emporter. A la même époque, elle souffrit de déréliction (nuit de la foi) qu'elle traversa en se jetant dans l'Amour. Elle mourut à 24 ans, laissant une autobiographie, L’Histoire d’une âme, que sa sœur et supérieure "mère Agnès" lui avait demandé de rédiger. Elle y explique ce qu’elle appelle la « petite voie », une petite voie, selon elle, toute droite pour aller à Dieu, faite d’humilité et d’absolue confiance dans la Miséricorde, un chemin praticable par tous.
À sa mort, elle était quasi inconnue. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une petite trentaine de personnes. Très vite pourtant, sa tombe devint un lieu de pèlerinage. Lors de l’introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprima d'abord sa surprise. Néanmoins, elle fut béatifiée le 29 avril 1923 par Pie XI et canonisée le 17 mai 1925. Son importance s'accrut si rapidement qu'il fallut trouver une solution à l'accueil des pèlerins : l'immense basilique de Lisieux fut édifiée à cet effet à partir de 1929. Le 19 octobre 1997, Thérèse, patronne des Missions, fut proclamée docteur de l'Église par Jean-Paul II.